STYX RIVER

En 2012, durant près de 3 mois, le corps de Taram flotta de Rennes à Guichen. Porté par la Vilaine, il erra le long des villes et des chemins de halage, traversant les écluses sans jamais être aperçu.

Dans la mythologie grecque, le Styx est le fleuve séparant le royaume des vivants de celui des morts. Charon, le « Nocher des Enfers », y conduit une embarcation qui permet aux défunts d’emprunter ce passage vers l’au-delà.

Inspiré du travail de Cedric Delsaux « zone de replis », Styx est une série froide, qui se veut inquiétante. Pour cela nous traversons le chemin de halage en cherchant l’inspiration dans la peinture symbolique qui nous rappelle le mythe de Styx, ainsi que dans le travail plus descriptif des photographes de l’Ecole de Düsseldorf avec pour objectif de se raccrocher à la réalité des corps qui disparaissent dans le canal.

La série se construit comme un lent voyage au bord de l’eau, parfois corrompue d’arrêts plus inquiétants et d’étendues de boue. Si la civilisation est présente, l’Homme est totalement absent, évoquant la dimension parallèle qui englouti Taram durant trois mois.

Photographe

  • Pierre Grolier

Tirages

  • Tailles variables - Tirage Fine art (papier hahnemühle Bright White)